Ernest Bottard, La dernière transformation de Basile (1878)
“ C'est l'enfer, en effet, le doute n'est plus possible. Nous sommes vivant, cependant, et bien vivant ; or, l'enfer n'est, en général du moins, accessible qu'aux trépassés, encore faut-il qu'ils aient commis des crimes épouvantables. En cherchant dans nos souvenirs, nous ne trouvons rien de bien grave à nous reprocher ; pourquoi sommes-nous donc précipité dans ces abîmes brûlants ? Ce voyage ne manque pas d'intérêt sans doute, mais se promener ou plutôt courir au milieu de flammes bleues, vertes, rouges, de toutes les couleurs, est une idée qui ne peut entrer dans la tête d'un pauvre mortel. ”
