Costal

Définition et enjeux

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry,  Costal l’Indien (1875)

“ Costal était sans doute noyé ou dévoré, et le malheureux capitaine pensait qu'il n'avait plus qu'à se résigner au même sort. Soudain, à la lueur d'un éclair, il lui sembla voir apparaître au sommet d'une lame et sur un flot d'écume la forme longue d'une barque et des figures humaines. Il tressaillit d'espoir : mais, quand l'éclair se fut éteint, il ne vit plus que des vagues noires frissonner et danser à la place de la vision. Il cria encore, et le son raûque qui déchira son gosier se perdit au milieu des hurlements de la mer et du vent. ”
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry,  Costal l’Indien

“ Il ne vint pas à l’idée du capitaine de reprocher, au fidèle et dévoué Costal une cruauté toute à son profit, mais qu’il croyait néanmoins inutile.
Pendant le temps qu’il entremêlait ses sincères remercîments à l’Indien et ses ardentes prières au ciel, Costal, avec le sang-froid d’un calfat à l’œuvre sur un chantier solide, s’occupait, à l’aide de son couteau, à ouvrir le long de la quille vermoulue de l’embarcation des entailles assez profondes pour y accrocher les mains, tout en répétant de sa voix calme et ironique :
« Tenez-vous toujours bien, et ne vous fiez pas trop aux saints. »
”
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry,  Costal l’Indien (1892)

“ Quand tous deux furent ainsi établis sur cette frêle machine, les yeux de Costal essayèrent de percer le voile de ténèbres qui les environnait ; mais les éclairs, plus fréquents déjà, ne lui laissaient voir qu'une mer noire et menaçante, et, dans le lointain, l'île et la masse imposante de la forteresse assiégée.
Les baleinières étaient invisibles, et nul écho ne répétait les cris que poussaient les deux naufragés pour appeler leurs compagnons.
”
Source : Gallica

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