Résumé

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Scènes de la vie militaire au Mexique (1858)

« Seigneur Marroquin, m'écriai-je, vous vous repentirez de ma mort ; laissez-moi la vie ; Hidalgo vous en remerciera.
— Il me remerciera ce soir d'avoir passé au fil de cette épée deux cents Espagnols. Que veux-tu? quand on a égorgé deux cents hommes, on ne peut plus s'arrêter, vois-tu? Il faut égorger toujours.... toujours.... »
C'en était fait de moi, quand des cris et un bruit de chevaux de plus en plus distincts firent hésiter Marroquin. C'était moi-même qu'on appelait : « Don Ruperto Castanos! don Ruperto Castanos! »
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Scènes de la vie militaire au Mexique (1858)

Luz, de son côté, peu capable de mettre en pratique les leçons de sa mère, avait repris le maintien modeste et réservé qui lui était naturel, et, si Andrès n'avait pas connu le fond de son coeur, rien dans sa manière d'être envers lui n'eût trahi la passion dont il était l'objet. La timide fierté de la jeune fille avait été plus habile que la coquetterie la plus raffinée; l'ardeur des deux soupirants s'en était accrue, et rien ne pouvait ôter à Berrendo l'espoir de l'emporter sur sou rival.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel Ferry Gabriel Ferry Scènes de la vie militaire au Mexique (1858)

Au bout d'une demi-heure de galop, nous tournâmes brusquement à gauche par un sentier plus étroit embranché sur le premier, et qui nous conduisit à une petite cabane vivement éclairée par la lune. De gigantesques lataniers étendaient sur le toit de là huile, comme de vertes persienries, leurs éventails aux lames aiguës. Le gaucho poussa impétueusement son cheval vers cette cabane. « Ici demeure, nous dit-il, l'homme qui connaît le mieux ces forêts ; lui seul nous dira où il faut chercher Saturnino. Holà! Berrendo ! dormez-vous? ».
Source : Gallica

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