Lucien Biart, Le pensativo : scènes de moeurs mexicaines (1884)
“ Allons ! de même que mon cousin, je vois que vous êtes poète à vos heures. — Votre cousin! s'écria l'officier, je l'aimais hier, et voilà que son nom sur vos lèvres me rend soucieux. — Pauvre Cayétano ! dit la jeune fille dont le front s'assombrit ; il est à plaindre, non à envier. — Je le trouve heureux; moi, répliqua le colonel; il va vivre près de vous, respirer l'air que vous respirez, vous parler à toute heure de son amour. Pourrez-vous, Laura, l'écouter sans danger? — Cayétano ne me parlera pas d'amour, don Rodriguez ; il sait qu'il ne m'est plus permis de l'écouter. ”
