Henri Lebrun, Conquête du Pérou et histoire de Pizarre (1840)
“ Pizarre, regardant la journée comme perdue, voulait se précipiter au milieu des rangs ennemis et y trouver une mort glorieuse ; mais Carvajal, avec le calme et le sang-froid d'un vieux guerrier, ordonna à ses soldats de rester tranquillement à leur poste et de faire feu sans interruption sur les derrières de l'ennemi quand il serait aux prises avec l'autre partie de l'armée. La face du combat changea par suite de cette manœuvre habile. Les fusiliers, ajustant avec une précision admirable, continuèrent à harceler l'ennemi, que Carvajal, à la tête de la cavalerie, chargea alors vigoureusement. ”
