Résumé

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Cornelio d'Armor : légende mexicaine… (1882)

Don Pablo sembla réfléchir profondément pendant quelques minutes.
— Mon cher Richard, dit-il enfin, je vous aime, je voudrais vous servir, d'autant plus que je vous sais un galant homme; que vous enleviez une femme qui ne vous aime pas, je ne vois là rien de bien répréhensible, parce que, dans quelques jours, elle peut vous aimer.
- C'est précisément là-dessus que je compte.
- D'autant plus que cela arrive souvent; donc votre procédé, bien qu'un peu vif, n'a rien qui sorte des limites de l'honnêteté; c'est à vous à gagner votre procès en vous faisant aimer.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Cornelio d'Armor : légende mexicaine… (1882)

Don Pablo de Guebarra était brave comme un lion, sous sa soutane il portait tout un arsenal, sans compter les longs pistolets cachés dans ses fontes sous ses armes d'eau; plusieurs fois il fut sur le point de répondre avec aigreur aux traits qui lui étaient décochés au passage; mais la prudence le retenait, il ne voulait pas, en se laissant emporter à la fougue de son caractère, compromettre la mission dont il était chargé et du succès de laquelle dépendait le bonheur
de l'homme qu'il aimait le plus au monde
Source : Gallica

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Cornelio d'Armor : légende mexicaine… (1882)

Voilà tout, senor.
— Ils sont tous les mêmes ! s'écria don Fausto dont les sourcils se froncèrent à se joindre.
— N'accusez pas Cornelio, senor, dit vivement le jeune homme; sa position est délicate, elle exige beaucoup de ménagements ; il souffrait, j'en suis convaincu, lorsqu'il me parlait aussi durement; c'est un brave cœur, il a pour moi l'amitié d'un frère, il a été malgré lui contraint d'agir comme il l'a fait, je ne saurais lui en vouloir.
Source : Gallica

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