Résumé

Portrait de Raymond Recouly Raymond Recouly Le chasseur de nuées ou La vie de Cervantès (1938)

« En Sicile, les Espagnols grignotent; ils mangent à Naples ; ils dévorent en Lombardie ! »
L'impression que fait l'Italie sur Cervantes est très vive. Elle restera sensible en lui toute sa vie. La plupart de ses oeuvres en témoignent. C'est le rayon de soleil qui vient illuminer sa jeunesse.
Au sortir de cette Espagne tendue, violente, plutôt sombre, il savoure avec délices ces plaisirs matériels et spirituels, ces séductions de l'Italie gracieuse et riante. Chaque fois qu'il y songe par la suite, les souvenirs attachants se pressent en foule à son esprit.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Recouly Raymond Recouly Le chasseur de nuées ou La vie de Cervantès (1938)

Le valet de Don Juan, Sganarelle, qui, comme Sancho, suit, le plus souvent à regret, son maître dont il désapprouve les excès, les folies, l'appelle très justement « l'épouseur du genre humain ».
Don Juan comme Don Quichotte n'est pas sorti d'une aventure, qu'il brûle sans retard de se précipiter dans une autre. Sa prodigieuse faculté d'illusion est pareille à une flamme ardente que rien ne saurait éteindre. Il porte en lui le miraculeux pouvoir de transformer, de déformer tout ce qu'il rencontre, d'en faire une nouvelle occasion de bataille, un nouvel espoir de triomphe.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Recouly Raymond Recouly Le chasseur de nuées ou La vie de Cervantès (1938)

Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires, c'est avant tout le roman des auberges et des grandes routes!
Cervantes a commencé à le vivre, étant encore un enfant. C'est là qu'il a observé, étudié l'humanité.
Dans le déroulement de son existence, féconde en tribulations, en péripéties, un certain nombre de faits essentiels, jalonnant la route, comme des pierres milliaires, se dressent en pleine lumière, tout ce qui les sépare restant plus ou moins dans l'ombre.
Source : Gallica

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