Résumé

Histoire de Louis-Philippe Ier… (1831)

Du moins, le séjour du duc d'Orléans en Angleterre n'a pas été inutile à la France. Il n'était pas de ces princes dont on a dit avec tant de raison, qu'ils n'ont rien appris, rien oublié. En étudiant à fond les principes d'un gouvernement dont il voyait l'application sous ses yeux, son esprit judicieux put comparer, d'un côté, les avantages d'une constitution qui assure à chaque citoyen le libre exercice de ses droits, et, de l'autre, les dangers d'une aristocratie privilégiée tellement puissante, qu'elle rend pour le plus grand nombre les bienfaits de la charte illusoires.
Source : Gallica

Histoire de Louis-Philippe Ier… (1831)

On a dit, pour excuser l'émigration, que l'honneur la commandait impérieusement; singulier honneur que celui qui autorise un citoyen à porter les armes contre sa patrie ! Non ! il ne peut y avoir d'honneur dans un tel procédé! Les hommes généreux dédaignent la coupable vengeance des Thémistocle et des Coriolan ; proscrits, ils savent se résigner au magnanime exil des Aristide et des Scipion. Aussi sommes-nous loin de blâmer ceux que d'iniques persécutions forcèrent à chercher un asyle sur la terre étrangère. M. le duc de Chartres lui-même dut subir cette cruelle nécessité !
Source : Gallica

Histoire de Louis-Philippe Ier… (1831)

La France entière obéit à cette merveilleuse impulsion. Partout le nom de Louis-Philippe Ier y est proclamé avec enthousiasme; partout s'établit sans excès, comme sans opposition, le règne de l'ordre et de la liberté. Tout despotes qu'ils puissent être, les souverains étrangers sont obligés de reconnaître aussi que cette nouvelle révolution française échappe aux étroites combinaisons de leur politique, et que la voix des peuples , cette sainte voix de Dieu lui-même, comme l'appellent les anciens, doit être comptée pour quelque chose dans le gouvernement des peuples.
Source : Gallica

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