Ambroise Firmin-Didot

Résumé

Ambroise Firmin-Didot Observations sur l’orthographe

Voici ce qui est dit à l’article DU CIRCONFLEXE :
« Le circonflexe mis sur une syllabe marque bien qu’elle est longue ; mais ce n’est pas pour cela qu’on l’y met, c’est pour montrer qu’on y a retranché une voyelle, comme on fait en grec aux verbes et aux noms contractes (2) [7] . Par exemple ; on le met en bâiller, railler, contractes de beailler et de riailler ; à âge, blessûre,j’ay pû, ingenûment, assidûment, etc. Les novateurs de l’orthographe le veulent substituer à la place de l’s muette, et escrivent tempéte, béte, óter, etc. »
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Ambroise Firmin-Didot Observations sur l’orthographe

La premiere observation que la Compagnie a cru devoir faire est que, dans la langue françoise, comme dans la pluspart des autres, l’orthographe n’est pas tellement fixe et determinée qu’il n’y ait plusieurs mots qui se peuvent escrire de deux differentes manieres, qui sont toutes deux esgalement bonnes, et quelquefois aussi il y en a une des deux qui n’est pas si usitée que l’autre, mais qui-ne doit pas entre condamnée.
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Ambroise Firmin-Didot Observations sur l’orthographe

Il est vray qu'il y a aussi quelques mots dans lesquels elle n'a pas conservé certaines Lettres Caracteristiques qui en marquent l'origine, comme dans les mots Devoir, Fevrier, qu'on escrivoit autrefois Debvoir et Febvrier, pour marquer le rapport entre le Latin Debere et Februarius. Mais l'usage l'a decidé au contraire ; Car il faut reconnoistre l'usage pour le Maistre de l'Orthographe aussi bien que du choix des mots. C'est l'usage qui nous mene insensiblement d'une maniere d'escrire à l'autre, et qui seul a le pouvoir de le faire.
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