Dumarsais, Mallet

Résumé

Dumarsais, Mallet L’Encyclopédie, 1re éd.

Mais l’orthographe est un pur effet de l’art ; tout art a sa fin & ses principes, & nous sommes tous en droit de représenter qu’on ne suit pas les principes de l’art, qu’on n’en remplit pas la fin, & qu’on ne prend point les moyens propres pour arriver à cette fin.
Il est évident que notre alphabet est défectueux, en ce qu’il n’a pas autant de caracteres, que nous avons de sons dans notre prononciation. Ainsi ce que nos peres firent autrefois quand ils voulurent établir l’art d’écrire, nous sommes en droit de le faire aujourd’hui pour perfectionner ce même art
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Dumarsais, Mallet L’Encyclopédie, 1re éd.

ALPHABET, s. m. (Entendement, Science de l’homme, Logique, Art de communiquer, Grammaire.) Par le moyen des organes naturels de la parole, les hommes sont capables de prononcer plusieurs sons très-simples, avec lesquels ils forment ensuite d’autres sons composés. On a profité de cet avantage naturel. On a destiné ces sons à être le signes des idées, des pensées & des jugemens.
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Dumarsais, Mallet L’Encyclopédie, 1re éd.

Le b étant une consonne, il n’a de son qu’avec une voyelle : ainsi quand le b termine un mot, tels que Achab, Joab, Moab, Oreb, Job, Jacob, après avoir formé le b par l’approche des deux levres l’une contre l’autre, on ouvre la bouche & on pousse autant d’air qu’il en faut pour faire entendre un e muet, & ce n’est qu’alors qu’on entend le b.
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