Jean-Baptiste Delestre,
De la physiognomonie : texte, dessin…
(1866)
“ La parole est brève dans les émotions fortes ; elle sort par échappées ; la constriction des muscles du larynx et les contractions saccadées du diaphragme en sont la cause. Fermez vos oreilles aux longs discours, aux locutions filandreuses, aux sermons en plusieurs points, sur un sujet où la persuasion seule est nécessaire ; elle s'infiltre au cœur avec le son de la voix émue. L'orateur doit être convaincu s'il veut convaincre. On sent, à l'embarras de la langue, si elle obéit à une impulsion vraie, ou si cet organe se meut comme les touches d'un clavier sous la main d'un sourd. ”
