Régime verbal

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Baptiste Delestre Jean-Baptiste Delestre De la physiognomonie : texte, dessin… (1866)

La parole est brève dans les émotions fortes ; elle sort par échappées ; la constriction des muscles du larynx et les contractions saccadées du diaphragme en sont la cause.
Fermez vos oreilles aux longs discours, aux locutions filandreuses, aux sermons en plusieurs points, sur un sujet où la persuasion seule est nécessaire ; elle s'infiltre au cœur avec le son de la voix émue.
L'orateur doit être convaincu s'il veut convaincre. On sent, à l'embarras de la langue, si elle obéit à une impulsion vraie, ou si
cet organe se meut comme les touches d'un clavier sous la main d'un sourd.
Source : Gallica

Paul-Albert Robert Au seuil des études juridiques… (1936)

Un riche vocabulaire, capable d'exprimer avec une netteté précise le plus grand nombre de nuances et comportant un choix de mots faisant image, propres à créer ou à amplifier un état psychologique d'acceptation et de cristallisation, facilite singulièrement l'application d'une règle. L'exact ajustement du langage aux impératifs conçus par la pensée et l'exclusion de toute confusion dans l'agencement verbal des déductions nécessaires ajoute à la vigueur des commandements.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Brunetière Ferdinand Brunetière Discours de réception à l’Académie française de monsieur Ferdinand Brunetière

Encore, quand on parle, et que l’on s’anime, l’expression du ton de la voix, l’éloquence physique du geste, la circulation d’émotion qui va de l’orateur à l’auditoire et de l’auditoire à l’orateur, peuvent-elles suppléer à l’insuffisance des mots, qui sont alors comme devinés avant qu’on les prononce, ou suscités au besoin par la sympathie du public.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature