Charles-Joseph de Ligne,
Lettres et pensées du maréchal prince de Ligne
“ JE suis comblé de joie de la permission que Votre Majesté Impériale vient de m’accorder, d’aller me mettre à ses pieds, et de rester à Vienne jusqu’à ce que je mène en Moravie ou en Silésie, comme je l’espère, l’armée qui revient de Syrmie. Je suis plus sensible, Sire, aux grâces qu’aux disgrâces. Les soins que je n’ai cessé de donner au siège de Belgrade, et la fièvre que le quinquina n’a pu vaincre, m’ont empêché d’éprouver le chagrin que j’aurois dû ressentir de cette terrible phrase : attendez-vous aux preuves de mon mécontentement, n’ayant ni le goût, ni l’habitude de me laisser désobéir. ”
