Paul Otlet

Paul Otlet

Résumé

Portrait de Paul Otlet Paul Otlet Monde

La vieille morale est irrévocablement condamnée, la vieille morale des sanctions strictement individuelles, la vieille morale des destins séparés, du chacun pour soi. Tous pour un, un pour tous est la formule qui marque les passages de l’insolidarité à la solidarité. C’est l’instinctive affirmation d’une vérité scientifique et positive, l’instinct que la société est une association, c’est-à-dire un organisme, un corps, un système enfin où tout se tient.
Source : Wikisource

Portrait de Paul Otlet Paul Otlet Monde

Sans doute, les grands troubles, confusions et désastres de notre temps sont dus à l’énorme accroissement du pouvoir technique dû à la science dans les arts de la paix et de la guerre. Ce que la science a fait, elle doit le parfaire. Non pas en supprimant ses acquisitions et leurs applications, mais en complétant le bien de la nature par des sciences de l’homme et de la société, en doublant la connaissance de ce qui est par le plan de ce qui doit être.
Par la machine l’homme supplée au manque et à la défense des organes de son corps. Par l’écrit il supplée à ceux de son esprit.
Source : Wikisource

Portrait de Paul Otlet Paul Otlet Monde

L’homme, sans conteste, peut attendre plus de bonheur d’une meilleure organisation sociale. L’association, la société, la cité ont transformé l’anthropoïde en homme. Elle a fait de l’animal indépendant et antagonique un citoyen inter-dépendant et associé. Par là elle a conféré à l’individu une puissance centuplée de comprendre et de sentir. L’homme plus complètement socialisé, dépouillé davantage de sa nature animale, pour y substituer une nature humaine, s’élevant de la sensation et de l’impulsion aveugle à la phase de la raison et de la liberté, que ne peut-il attendre encore de bonheur ?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature