Joseph Maxwell

Résumé

Joseph Maxwell Psychologie sociale contemporaine (1911)

Je considère comme très graves les trois changements suivants : l'accroissement des fonctions dévolues à l'État, l'égalité des citoyens, la transformation de la propriété.
La civilisation a des avantages; elle agrémente la vie, elle favorise les arts et la science, elle donne le sentiment de la force et de la beauté extérieure ; elle a cependant de redoutables inconvénients, qui sont l'excès même de ses qualités. Elle développe le goût du plaisir, elle augmente le nombre des besoins, elle accroît l'intensité des désirs; elle affaiblit l'énergie morale, elle diminue la force physique.
Source : Gallica

Joseph Maxwell Psychologie sociale contemporaine (1911)

Ce qu'il y a de remarquable, au point de vue de la psychologie sociale, ce n'est pas l'existence des inconvénients signalés, mais bien le dédoublement de l'opinion publique française, qui vote d'une façon et juge ses votes d'une autre. L'électeur ne pense pas comme le citoyen. Rien ne met mieux en relief le caractère artificiel que donne aux suffrages le morcellement du pays en petites pièces d'un jeu de puzzle. Chaque arrondissement forme un fragment social ayant son unité et l'exprimant par le choix d'un homme.
Source : Gallica

Joseph Maxwell Psychologie sociale contemporaine (1911)

C'est un argument si évident, que sa vérité s'impose atout le monde. En s'attaquant à l'idée de patrie, les révolutionnaires rendent l'armée inutile. Leur système consiste à soutenir que partout l'armée est le soutien des riches ; qu'il n'y a plus de frontières pour les ouvriers ; que leur ennemi commun est le capitalisme bourgeois ; qu'il n'y a ni Anglais, ni Allemands, ni Français, mais des ouvriers affamés et des exploiteurs repus. Il est tout naturel que ces affirmations soient écoutées et qu'à l'antimilitarisme s'associe, chez les prolétaires, l'antipatriotisme.
Source : Gallica

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