Paul Moreau

Élements biographiques

Paul Moreau,  Fous et bouffons : étude physiologique… (1885)

“ Le plus connu fut un nommé Will Summers, fou de Henri VIII. Ce n'était pas un bouffon ordinaire, et d'après des documents authentiques, Gazeau a pu dire avec raison : « Summers était un homme de coeur et de jugement. Jamais il n'usa de son influence dans son intérêt personnel. Il gardait ses sarcasmes pour les courtisans corrompus, orgueilleux ou cupides. Ce qui honore surtout sa mémoire, c'est l'infatigable persévérance avec laquelle il ne cessa de demander à Henri VIII la grâce de son ancien maître, Richard Farmor 1 ; il parvint à l'obtenir, mais seulement à la fin de la vie du monarque ». ”
Source : Gallica

Paul Moreau,  De la démence dans ses rapports avec l'état normal des facultés intellectuelles et affectives (1878)

“ Le malade se sent tout à coup envahi par l'idée de tuer: sa conscience à demi-endormie se réveille, se révolte ; il essaie de lutter, repousse loin de lui ses affreuses pensées; mais s'il résiste un moment, peu à peu cette idée devient plus pressante; son intelligence affaiblie trouve des motifs, des raisons pour l'excuser, il se familiarise avec l'idée du meurtre, la discute même, y revient sans cesse, et à un moment donné finit par y succomber. ”
Source : Gallica

Paul Moreau,  De la contagion du suicide : à propos de l'épidémie actuelle (1875)

“ Mais cette folie n'est pas seulement puérile, elle est dangereuse, car elle exerce des effets désastreux sur les imaginations faibles et ardentes.
L'expérience atteste que l'influence de l'exemple et de la préoccupation peut exalter certains esprits jusqu'au vertige et à la manie du crime. La société, sur la pente où elle est placée, ne saurait veiller trop attentivement à se préserver de cette contagion monstrueuse.
”
Source : Gallica

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