Résumé

Paul Moreau De la démence dans ses rapports avec l'état normal des facultés intellectuelles et affectives (1878)

Le malade se sent tout à coup envahi par l'idée de tuer: sa conscience à demi-endormie se réveille, se révolte ; il essaie de lutter, repousse loin de lui ses affreuses pensées; mais s'il résiste un moment, peu à peu cette idée devient plus pressante; son intelligence affaiblie trouve des motifs, des raisons pour l'excuser, il se familiarise avec l'idée du meurtre, la discute même, y revient sans cesse, et à un moment donné finit par y succomber.
Source : Gallica

Paul Moreau De la démence dans ses rapports avec l'état normal des facultés intellectuelles et affectives (1878)

Par des inductions tirées du développement comparatif des facultés morales chez l'homme et chez les animaux, j'ai prouvé, ou du moins essayé de prouver, que le libre arbitre est soumis à des modifications inhérentes à sa nature, inséparables de sa manière d'être, et dont la raison, la cause primitive est dans lui et non hors de lui.
L'exercice de la liberté suppose, préalablement celui de la volonté. L'idée de l'une donne celle de l'autre. Mais la volonté suppose elle-même, a priori, un autre acte de l'intellect, la perception.
Source : Gallica

Paul Moreau De la démence dans ses rapports avec l'état normal des facultés intellectuelles et affectives (1878)

Il y a de l'hésitation, de l'incertitude dans la faculté de juger qui subit, tour à tour, les influences les plus variées, se laisse entraîner par les opinions les plus contradictoires : il lui est impossible d'arrêter longtemps son attention sur un même sujet, de réfléchir avec calme, d'écouter dans le silence et le recueillement la voix de la conscience ; il manque en un mot de la comparaison qui rapproche les idées, de la réflexion qui les mûrit, du raisonnement qui délibère et du jugement enfin qui décide ou prononce.
Source : Gallica

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