Résumé

Ministère de la Guerre. Ecoles régimentaires du deuxième degré… (1866)

Le verbe est le mot qui exprime que l'on est ou que l'on fait quelque chose.
Il y a deux verbes, avoir et être, qui aident à la conjugaison des autres ; par cette raison on les appelle verbes auxiliaires. Le premier marque l'action, le second marque l'état. Le verbe avoir devient actif, lorsqu'il exprime la possession : il a de la fortune.
Indépendamment de ces deux verbes, nous avons les verbes attributifs, c'est-à-dire qui renferment l'idée du verbe être avec une qualité appartenant au sujet, comme dans : je lis, le soleil brille, qui signifient je suis lisant, le soleil est brillant.
Source : Gallica

Ministère de la Guerre. Ecoles régimentaires du deuxième degré… (1866)

Tout arrangement de mots formant un sens complet s'appelle phrase. Une phrase peut renfermer une ou plusieurs propositions ; le nombre en est égal à celui des verbes exprimés ou sous-entendus, qui sont à l'un des quatre modes personnels (indicatif, conditionnel, impératif et subjonctif) . Ainsi, quand je dis : Dieu est juste, cet arrangement de mots forme une phrase, parce que le sens est complet, et cette phrase ne renferme qu'une proposition, parce qu'il n'y a qu'un verbe à un mode personnel.
Source : Gallica

Ministère de la Guerre. Ecoles régimentaires du deuxième degré… (1866)

On appelle neutre le verbe qui n'est ni actif ni passif; il exprime bien, comme le verbe actif, une action faite par le sujet, mais il n'a pas de régime direct : je cours, tu marches, il tombe.
Le verbe réfléchi exprime une action faite et reçue tout à la fois parle sujet, l'action se réfléchit sur son auteur : l'homme s'honore en pratiquant la vertu. Il se râpent. Le premier est accidentellement et le second est essentiellement réfléchi.
Le verbe impersonnel ne se conjugue qu'à la troisième personne du singulier, comme : il pleut, il neige, il faut, il arrive, il convient.
Source : Gallica

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