Résumé

Portrait de Franz de Champagny Franz de Champagny Institut impérial de France. Discours de réception de M. de Champagny… (1870)

Cette métaphysique politique était bien loin de l'esprit de M. Berryer.
La liberté pour lui n'était autre chose que la justice.
C'était le droit de chacun de vivre sous une loi connue, non sous une volonté arbitraire, de ne concéder, en fait de pouvoir sur lui-même, que la part nécessaire à la conservation de la paix sociale. C'était la liberté civile, la liberté de l'homme plus encore que la liberté politique, la liberté du citoyen ; ou plutôt la liberté du citoyen n'était pour lui que la gardienne et la protectrice de la liberté de l'homme.
Source : Gallica

Portrait de Franz de Champagny Franz de Champagny Institut impérial de France. Discours de réception de M. de Champagny… (1870)

Il offrait à sa haute intelligence le noble exercice des luttes oratoires; à sa dignité d'homme libre, une profession qui n'est rien que par la liberté ; à sa conscience, la justice pour but ; à son ardeur pour le bien, l'exemple d'une fidélité courageuse qui ne s'était pas démentie pendant les plus mauvais jours et que jamais proscrit n'avait implorée en vain ; à son cœur enfin, une fraternité cordiale, sincère, profonde entre ces hommes appelés à lutter sans cesse l'un contre l'autre, une fraternité qui, particulièrement chère à Berryer, n'a manqué ni à son lit de mort ni à ses funérailles.
Source : Gallica

Portrait de Franz de Champagny Franz de Champagny Institut impérial de France. Discours de réception de M. de Champagny… (1870)

J'estime volontiers l'homme qui n'est pas de son temps ; au moins, il est lui-même. Il ne faut être l'esclave de personne ; encore moins faut-il être l'esclave de tout le monde. S'il me fallait caractériser M. Berryer par un mot, je dirais que c'est un Français du XVIIe siècle initié aux idées de liberté du XIXe. Un Français par le cœur, je l'ai dit assez, un Français par la nature de son esprit, et, pour emprunter ce mot à un citoyen des États-Unis qui avait connu M. Berryer et qui était digne de le juger, « le plus complétement Français de tous les Français (1) ».
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature