Résumé

Les obsèques de M. Berryer : discours prononcés sur sa tombe (1868)

Dans un siècle aussi troublé que le nôtre, ce sont les événements qui ont fait la vie de M. Berryer, sans pouvoir cependant lui arracher deux choses, les opinions que son cœur avait choisies et son talent.
Son talent ! est-ce assez dire ? Cette flamme de l'éloquence que l'étude et l'expérience nourrissent et fortifient, mais ne font pas naître, n'est-elle pas un don divin, aussi divin que l'inspiration poétique; et le véritable orateur, dans ses grands jours, n'est-il pas comme un prophète que l'esprit de Dieu agite et soulève au-dessus de lui-même? Ces jours-là, M. Berryer les a connus.
Source : Gallica

Les obsèques de M. Berryer : discours prononcés sur sa tombe (1868)

Permettez-moi de révéler le bien qu'il a fait ici pendant près d'un demi-siècle.
Ses amis savent avec quel bonheur, après les luttes ardentes de la tribune et du barreau, M. Berryer se hâtait de rentrer à Augerville, comme Cicéron à Tusculum. Entouré d'une société intime, il y venait retremper ses forces dans le calme des champs, et rasséréner son âme par l'audition des chefs-d'œuvre de l'art musical, le plus souvent en faisant exécuter les mélodies du maître immortel, son ami, qui l'a précédé de quelques jours dans la tombe.
Source : Gallica

Les obsèques de M. Berryer : discours prononcés sur sa tombe (1868)

Du ciel où Louis XVI et Malesherbes lui tendaient les bras, du sein de la récompense et de la lumière éternelles, Dieu veuille permettre que Berryer laisse encore tomber sur nous ses inspirations; qu'après nous avoir enseigné à mourir comme à combattre, il continue à nous guider; que les mains qui se sont serrées sur sa tombe demeurent unies ; que cette union survive à nos larmes et que quiconque voudra rendre à Berryer un hommage et un respect dignes de lui redouble de dévouement pour la France, pour sa grandeur, sa sécurité et sa liberté.
Source : Gallica

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