Résumé

La Harpe Essai de grammaire universelle… (1858)

VII. CONJONCTION.
La Conjonction est un petit mot invariable qui sert à mettre en rapport, non pas deux autres mots, comme la Préposition, mais deux propositions tout entières.
Et, ou, deux des principales conjonctions, semblent en vain réunir ou opposer de simples mots ; ils sous-entendent une seconde proposition : avoir du talent et du goût, c'est avoir du talent et (avoir) du goût. La bourse ou la vie : donne la bourse ou (donne) la vie.
Que, autre conjonction si banale, suppose aussi une ellipse : je crois qu'il viendra ; je crois (une chose) que (ou qui est celle-ci) : il viendra.
Source : Gallica

La Harpe Essai de grammaire universelle… (1858)

Le Verbe, le mot par excellence, affirme ou nie la convenance, la coexistence (existence ensemble) du Nom et de l'Adjectif, de la substance et de la qualité. Exemple : « l'homme est imparfait ; l'homme n'est pas parfait. » (Où l'on voit, par parenthèse, que nos prétendus jugements négatifs ne sont que des affirmations détournées.) Le Nom s'appelle alors le sujet, et l'Adjectif s'appelle l'attribut.
Source : Gallica

La Harpe Essai de grammaire universelle… (1858)

Les éléments dont toute proposition se compose, peuvent être classés en deux sortes : les uns, purement grammaticaux, servant d'articulations au langage, les articles, les modes ou les temps des verbes, etc., demeurent fixes par leur essence, bien que les sons qui les représentent varient sensiblement d'une langue à une autre; et les autres, au contraire, sont essentiellement mobiles, comme le génie de chaque idiome, comme les formes que la pensée a revêtues dans chaque peuple pour la désignation des substances ou des actions.
Source : Gallica

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