Résumé

François Perron Nouveaux principes de grammaire française… (1848)

Ainsi, quel que soit le temps du verbe précédent, si le verbe dépendant exprime un fait présent ou futur, il faut mettre ce verbe au subjonctif présent ; comme on le mettra à l'imparfait s'il exprime un fait qui ne soit pas tout-à-fait passé, au parfait si le fait est passé complètement, et au plus que parfait si le fait est passé doublement.
On met encore au présent du subjonctif tout verbe qui exprime un fait permanent. Ainsi on dira: Dieu a donné à l'homme l'intelligence pour qu'il se nourrisse de la vérité.
Source : Gallica

François Perron Nouveaux principes de grammaire française… (1848)

Tantôt un sentiment d'admiration, d'amour : Que la vertu est belle! combien il l'aimait!
De quelque espèce que soit une pensée, la proposition qui l'exprime doit renfermer au moins deux éléments, deux idées ; l'idée d'un être et l'idée de ce qu'on dit de cet être ou de ce qu'on lui dit.
Mais ces deux idées ne sont pas toujours exprimées.
Quelquefois une proposition consiste en un seul mot, comme quand on dit à quelqu'un : parle,
chante, marche, obéis, sous-entendant le nom de la personne à laquelle on commande.
Source : Gallica

François Perron Nouveaux principes de grammaire française… (1848)

Aucun, nul s'emploient comme adjectifs, et ces mots ne prennent le pluriel que si le nom qu'ils déterminent n'a pas de singulier, ou s'il est employé dans un sens détourné. Ex. : Aucuns devoirs ne lui seront rendus.
Nulles troupes ne sont plus courageuses.
Aucun et nul sont souvent pris comme pronoms. Ex.: Aucuns disent. Il n'en aime aucun. Nul ne le veut.
Mais alors nul est toujours employé comme sujet du verbe, jamais comme objet. On dit: Nul ne le croit; mais on ne dira pas : Il n'aime nul, pour il n'aime personne.
Source : Gallica

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