Émile Blanchard,
Les Mœurs des Fourmis
“ La végétation est pauvre, çà et là croissent des cistes, du thym, de la lavande noire. Il y a des pierres, et près des pierres des pins maritimes tout rabougris. Au-dessous de l’espace aride et sauvage, orangers et citronniers, soigneusement entretenus par la main des hommes, remplissent la vallée ; des plantes basses, profitant de la terre cultivée, se pressent sur les bords et répandent en automne des graines à profusion. Sur la garrigue, deux longues colonnes de fourmis moissonneuses, c’est l’atte-noire, cheminent en sens opposé ; l’une se dirige vers le terrain cultivé, l’autre en revient. ”
