Résumé

J.-E. Decorde Dictionnaire du patois du pays de Bray

M. Edélestand du Méril termine la remarquable introduction de son savant Dictionnaire du Patois Normand par ces mots: «Nous prions toutes les personnes qui portent quelque intérêt à l'histoire de notre province et aux origines de la langue française de nous fournir les moyens d'élever à la mémoire de nos ancêtres un monument qui, moins encore par son sujet que par la multiplicité des auteurs, appartiendrait à la province entière: nous ne réclamons pour nous que l'honneur de tenir la plume et le plaisir de leur adresser nos remercîments.»
Source : Gutenberg

J.-E. Decorde Dictionnaire du patois du pays de Bray

FUROLE, feu follet qu'on aperçoit au commencement de l'hiver dans les endroits marécageux. On assure que les furoles se plaisent à égarer les voyageurs; mais on dit qu'en mettant son couteau en terre, la pointe en haut, la furole vient danser dessus; et le voyageur a le temps de reprendre son chemin. On ajoute que le couteau reste couvert du sang de la furole. La foi aux absurdités débitées sur ces feux follets n'est pas encore entièrement éteinte. En Picardie, on les appelle fofu, faux feu.
Source : Gutenberg

J.-E. Decorde Dictionnaire du patois du pays de Bray

COCHONNAILLE, chair de porc, charcuterie. P.
COCHONNER, mettre bas; en parlant de la truie.
COCHONNER (se) , s'enivrer au point de se vautrer dans la boue comme un cochon.
COCO, chaussure; œuf; expression enfantine. Autrefois les marchands d'œufs se nommaient coconniers. B.-N.
CODAQUER. Se dit du cri de la poule quand elle vient de pondre ou quand elle est effrayée. En Picardie, on le dit du coq qui chante.
Source : Gutenberg

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