Rogne-pied

Définition et enjeux

Augustin Thary Manuel de la ferrure du cheval (1909)

Toute la paroi qui dépasse la sole est de trop; si rien ne dépasse, il y a peu de chose à faire.
A cet effet le rogne-pied, tenu parallèlement à la surface d'appui du pied, c'est-à-dire à plat, entre en talon externe dans l'épaisseur de la corne. Il est chassé à coups de brochoir et s'arrête au centre de la pince
Source : Gallica

France. Ministère de la guerre Instructions sur le travail individuel dans la cavalerie… (1862)

Qu'on suppose un. instant qu'on a affaire à un. pied très-bien conformé, bien d'aplomb, fonctionnant normalement et usant régulièrement son fer; le maréchal, à l'aide du rogne-pied, abat une quantité de corne en rapport avec la longueur de l'ongle, depuis les talons jusqu'à la pince. Il sait qu'il faut n'attaquer qu'avec précaution les parties squammeuses de la sole, et n'enlever que celles qui se détachent naturellement. Ce rogne-pied agit très-rarement sur la fourchette ; il ne sert, sur les pieds trop longs, qu'à abattre les parties trop dures et difficilement attaquables par le boutoir.
Source : Gallica

Antoni Peillon Traité de maréchalerie rationnelle et pratique… (1925)

A noter en passant que pour parer un pied le maréchal doit tenir son rogne-pied à plat, c'est-à-dire parallèlement à la face inférieure du sabot et plutôt lever la main que la baisser, en tenant la pointe dirigée vers la fourchette.
Résumons-nous en disant que la sole qui est le plancher, l'assise du pied, doit être solide, la fourchette appuyant à terre dans la mesure du possible, les talons ayant la moitié de la hauteur de la pince, l'inclinaison du pied par rapport au sol étant de 45 degrés.
Le fer doit porter en plein sans être ni gondolé ni incurvé.
Source : Gallica

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