Antoni Peillon

Élements biographiques

Antoni Peillon Traité de maréchalerie rationnelle et pratique… (1925)

On s'est habitué à voir dans cet artiste (le mot artiste se justifie par la difficulté de l'art) un ouvrier manuel quelconque battant le fer sur une enclume, dans un atelier noirci de fumée et adaptant plus ou moins bien façonnée, une semelle de fer sous le pied de nos chevaux qui, pour beaucoup de profanes, ne serait autre qu'un bloc de corne compacte et solide auquel l'ouvrier pourrait faire subir les opérations que lui suggéreraient son caprice et sa fantaisie.
Source : Gallica

Antoni Peillon Traité de maréchalerie rationnelle et pratique… (1925)

Quoi qu'il en soit du degré de la bleime, les lésions qui en sont la manifestation déterminent très souvent une boiterie dont la gravité est proportionnée à leur étendue et à leur profondeur. Il importe donc de prévenir ou de combattre ces altérations et la claudication consécutive, et c'est alors que le maréchal intervient par la ferrure et la pratique d'une opération appelée dégagement de la bleime.
Dégager une bleime, c'est amincir et creuser plus ou moins profondément, au boutoir ou à la rénette, le bout de la sole, la paroi du talon et la barre.
Source : Gallica

Antoni Peillon Traité de maréchalerie rationnelle et pratique… (1925)

L'opération de la ferrure est une opération d'ordre chirurgical, beaucoup plus délicate et difficile que la banalité de son usage ne semble l'indiquer, puisqu'elle consiste dans une action exercée par la main sur un animal vivant, à l'aide d'instruments divers qui adaptent une partie artificielle, le fer, à une partie naturelle, le sabot, par l'intermédiaire de clous, que l'opérateur doit diriger avec une grande habileté pour éviter qu'ils n'intéressent les parties vives.
Source : Gallica

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