Saint-Genest, Lettres d'un soldat : Froeschviller… (1873)
“ Je cours comme un insensé. Un obus éclate, puis un autre, puis les bombes, la mitraille. Alors, voyant la nature et l'homme déchaînés à l'envi, je retombe sur mon cheval, je le saisis dans mes bras et, me réchauffant contre lui, je reste sans mouvement, et je dis : J'en ai assez!. J'en ai assez de cette épouvantable guerre, de ces tortures, de ce froid, de toutes ces horreurs!. Dieu ne nous a pas créés pour cela ! Depuis six mois que cela dure, c'est trop souffrir, c'est trop lutter ! Du feu !.. un abri!.. un pays où il n'y ait plus d'obus, plus de neige, où il n'y ait plus de cadavres! ”
