Résumé

Lucien Merlet Biographie de Jean de Montagu, grand maître de France… (1852)

Aussi, par le caractère même des deux princes rivaux, on pouvait prévoir dès lors lequel des deux succomberait. Le duc d'Orléans, insouciant, songeant par préférence à ses plaisirs , aimait l'autorité pour le faste, l'éclat et la satisfaction de dépenser et de répandre les faveurs. Le duc de Bourgogne, sombre , réservé, occupé des affaires, recherchait l'autorité pour dominer et agir eu maître; il savait profiter de toutes les occasions que lui offraient sans cesse l'imprudence et la légèreté de Louis pour le déconsidérer auprès du peuple.
Source : Gallica

Lucien Merlet Biographie de Jean de Montagu, grand maître de France… (1852)

Enfin un homme, caché sous un chaperon vermeil, une petite lanterne à la main, approche du cadavre, le considère attentivement, lui décharge un dernier coup de massue, et se retire en disant : « Éteignez tout, allons-nous-en ; il est mort! »
Il serait trop long d'entrer dans le détail de toutes les négociations qui suivirent ce meurtre, commandé sans aucun doute et présidé peut-être par le duc de Bourgogne. Nous passerons donc rapidement à l'accord définitif conclu à Chartres sous les auspices de Jean de Montagu.
Source : Gallica

Lucien Merlet Biographie de Jean de Montagu, grand maître de France… (1852)

Le duc d'Orléans avait pris les devants pour rejoindre la reine au château de Pouilly, et avait laissé le duc de Bavière Louis le Barbu, frère d'Isabeau, et Jean de Montagu, avec le dauphin pour l'amener. Le duc de Bourgogne fait arrêter la litière, demande au dauphin s'il n'aimerait pas mieux revenir à Paris que d'aller où on le mène : Louis répond affirmativement. « Retournez donc ! » dit impérieusement Jean aux conducteurs. Force fut d'obéir et de rentrer dans Paris.
Source : Gallica

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