Albert Bazaillas

Résumé

Albert Bazaillas Revue des Deux Mondes

Quelque paradoxale que cette affirmation paraisse, la certitude devient l’indice d’une telle vérité ; elle en manifeste l’intime présence, l’invisible action, ou, plus nettement, elle correspond à un état parfait de la réalité qui s’est développée dans son sens et qui a révolu son cycle ; elle atteste qu’il n’y a plus d’indécision dans sa marche, de lacunes dans son parcours, d’incohérence ou d’inconsistance dans sa trame : elle est la réalité même, non plus divisée ou séparée de soi, mais toute en soi, se reposant dans l’indéfectible possession de son unité.
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Albert Bazaillas Revue des Deux Mondes

Peut-être, en effet, tenté par les sévères beautés d’un haut rationalisme, l’auteur de la Philosophie de Malebranche eût-il accepté cette notion d’un être indéterminé qui fascine et absorbe les intelligences dans la contemplation stérile de son néant, et eût-il donné l’infini, non comme une cause d’éblouissement et de vertige, mais comme une extrémité où la pensée de l’homme pouvait se complaire ; seulement, le christianisme est là qui le retient sur la pente en lui montrant dans la conscience l’image vivante du Dieu vivant.
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Albert Bazaillas Revue des Deux Mondes

Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est donc la suprême modération d’une volonté bien conduite, ce parfait équilibre de la raison, cette saine justice, cette harmonie en vertu de laquelle rien n’échappe et rien n’excède. Dans celui de ses ouvrages où il trace avec tant de complaisance le tableau d’une vie complète, vraiment heureuse, vraiment digne de l’homme, ce qu’il en retient, c’est qu’elle a des principes d’une consistance absolue, et une action souple et variée.
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