Résumé

Retour de la domination espagnole à Cambrai… (1840)

Cependant si ceux du camp besognaient avec grande diligence, les assiégés, de leur côté, travaillaient sans cesse aux fortifications, à faire des parapets, des embrâsures aux canons, des plates-formes et autres choses les plus nécessaires; ils étaient de garde nuit et jour, de sorte que le plus souvent les bourgeois n'avaient qu'une nuit pour se rafraîchir. Personne n'en était exempt, jeunes, vieux, nobles, vilains et même les gens d'église. C'était de même dans la citadelle , jusqu'à la dame de Balagny, ses enfans et ses demoiselles de compagnie y portaient la hotte et la manne à deux.
Source : Gallica

Retour de la domination espagnole à Cambrai… (1840)

Balagny pensa que la démarche si hardie de Normand avait des ramifications qu'il lui fallait découvrir, que cet homme n'aurait pas osé aller au camp ennemi s'il n'avait été excité et soutenu par quelqu'un de puissant; il communiqua sa pensée à sa femme, qui soupçonna le sieur Leofre de Ligny, de Villers-au- Tertre, homme noble et homme de guerre, comme voulant saisir une occasion de se mettre en avant et que c'était lui sans aucun doute qui avait excité le peuple à se révolter, puisque les bourgeois le demandaient ouvertement pour leur chef.
Source : Gallica

Retour de la domination espagnole à Cambrai… (1840)

Le sieur Leofre se rendit au marché où était Balagny; après avoir causé ensemble quelques instans , Leofre le quitta pour se réunir aux bourgeois , qui commençaient déjà à s'arranger en bataille avec leurs enseignes ; il se déclara chef et capitaine des Cambresiens, et qu'il vivrait ou mourrait avec eux. Cette déclaration étant annoncée dans les compagnies, excita le courage général; en un instant plus de 800 bourgeois armés quittèrent leurs corps-de-garde pour venir sur le marché, avec la bonne volonté de se défendre et de bien frotter les français , si l'occasion s'en présentait.
Source : Gallica

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