Résumé

Paul Robiquet Histoire municipale populaire de Paris… (1887)

Bons catholiques! On a pitié de ces mercenaires réduits à merci, et l'on permet au maréchal d'Aumont de les ramener vers le Louvre. Tout va bien d'abord, mais, en défilant sur le pont Notre-Dame, les vaincus, auxquels les bourgeois criaient d'éteindre les mèches de leurs arquebuses, ont l'imprudence de faire une décharge qui tue deux hommes et blesse un lieutenant de la milice. Aussitôt la fusillade recommence, et les Suisses, refoulés vers le Marché-Neuf, d'où ils venaient de sortir, retombent encore à genoux en criant: « France! France! chrétiens, nous! »
Source : Gallica

Paul Robiquet Histoire municipale populaire de Paris… (1887)

C'est au Parlement que le roi, s'étant assis sur son lit de justice, adresse ces paroles : « Messieurs, je suis venu en mon Parlement pour vous dire que, suivant la loi de mon État, j'en veux prendre moi-même le gouvernement ».
Condé n'était pas présent au lit de justice. Il voit le peuple se tourner vers la royauté qui se lève et comprend qu'il est joué par la diplomatie d'un homme d'Église et d'une femme. Laissons-le s'enfoncer dans la rébellion; égaré par sa sœur Longueville, il court de défaites en défaites, lui, le héros.
Source : Gallica

Paul Robiquet Histoire municipale populaire de Paris… (1887)

A Paris, cinquante mille personnes succombèrent; une misère atroce. Les bois de Bondy et de Montmorency étaient pleins de cadavres. Des femmes de grande famille erraient presque nues.
Comme si tous les maux s'étaient conjurés contre la capitale, les Anglais étaient à ses portes. Après avoir pris Rouen, ils s'avançaient en vainqueurs, et toutes les villes ouvraient leurs portes. Un jour, c'était le 30 juillet 1419, les gardes de la porte Saint-Denis virent arriver une troupe misérable d'hommes, de femmes, d'enfants déguenillés, tête nue, l'air épuisé de fatigue. « Qui êtes-vous? »
Source : Gallica

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