Résumé

André-François-Joseph Borel d'Hauterive Les sièges de Paris : annales militaires de la capitale depuis Jules César jusqu'à ce jour juin 1871 (1871)

Le roi de Navarre, plus furieux que jamais, appela comme auxiliaires le captai deBuch et Robert Knolles, célèbre capitaine anglais. Il envoya provoquer le prince et les Parisiens à livrer bataille. Voyant que son défi n'était pas accepté, il dévasta Saint-Denis et Montmorency avant de se retirer vers Melun, où il mit garnison.
Il s'empara également de Mantes, de Meulan, et de Creil. Alors maître de la Marne, de la Seine et de l'Oise, il étendit ses ravages dans toute l'Ile-de-France, et tint Paris bloqué par terre et par eau. La famine réduisit la capitale à une extrême détresse.
Source : Gallica

André-François-Joseph Borel d'Hauterive Les sièges de Paris : annales militaires de la capitale depuis Jules César jusqu'à ce jour juin 1871 (1871)

Le général Excelmans, profitant de la négligence des Prussiens qui s'endorment à Versailles dans une fausse sécurité, fond sur eux à l'improviste, met en déroute un corps de douze à quinze mille hommes et revient triomphant à Paris avec quinze cents prisonniers et mille chevaux. Ce succès électrise nos troupes;
la population est prête à les soutenir. Les escarmouches se multiplient. Une victoire sous les murs de la capitale va peut-être rouvrir une page aux fastes de notre gloire et nous épargner bien des millions et de la honte.
Source : Gallica

André-François-Joseph Borel d'Hauterive Les sièges de Paris : annales militaires de la capitale depuis Jules César jusqu'à ce jour juin 1871 (1871)

Sans cesser d'être braves, si ses habitants vont lutter encore avec succès, ce ne sera plus par dévouement pour la plus sainte cause, celle de la défense de la patrie. Paris ne combattra, du haut de ses remparts, qu'à l'état de ville rebelle, ayant plus d'une fois accueilli dans son sein l'Anglais ou l'Espagnol.
Dès les premiers mois du règne de Charles VI, les Parisiens s'étaient révoltés contre le régent, le duc d'Anjou, qui, pour les apaiser, leur promit d'abolir les impôts aussitôt après le sacre du roi.
Source : Gallica

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