Résumé

Édouard Goepp Paris en armes, sièges et batailles… (1894)

Les uns attaquaient, les autres résistaient et les Normands, en faisant résonner leurs armes, ajoutaient encore à l'horreur du combat. Les fantassins, armés du glaive, se mouvaient en une seule masse, cachés sous leurs grands boucliers peints qui occupaient une immense étendue et semblaient être la carapace d'une tortue géante. A l'abri, sous le toit improvisé qui les garantissait, les Danois n'osaient élever la tête au-dessus de ce rempart; mais, de là, leurs armes semaient la mort. Les uns, rangés en ordre de bataille, attaquaient les défenseurs de la muraille
Source : Gallica

Édouard Goepp Paris en armes, sièges et batailles… (1894)

Les victoires des Anglais déjà maîtres d'une grande partie de la Normandie, prêts à passer la Seine à Pont-de-l'Arche et à marcher sur Paris, l'état déplorable du royaume, la misère qui dévastait les campagnes et amenait les paysans pillés et ruinés à prendre les armes et à grossir le nombre des révoltés, tout contribuait à faire désirer la paix. Le roi, le Dauphin, le duc de Bourgogne étaient prêts à signer un traité; le connétable d'Armagnac y mit opposition et fit rompre les négociations. Il était détesté des Parisiens qu'il surchargeait d'impôts ; leur haine s'accrut de son refus.
Source : Gallica

Édouard Goepp Paris en armes, sièges et batailles… (1894)

Du haut de Charonne, le roi, la reine et le cardinal Mazarin assistaient aux combats qui allaient se livrer, pleins de confiance dans le succès, comptant sur le talent et la bravoure du maréchal de Turenne, sur le dévouement de ceux qui avaient la garde de la porte Saint-Antoine et qui avaient été choisis parmi les plus fidèles à la cour. C'était là le point capital : tenir l'armée des princes en dehors de Paris, ne pas les y laisser pénétrer et les cerner. Le faubourg Saint-Antoine était hérissé de barricades où les troupes de Condé s'étaient fortifiées.
Source : Gallica

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