Résumé

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury La Commune de Paris de 1588

La déception des Parisiens fut grande ; ils comptaient sur une victoire éclatante, il y en avait même parmi eux qui avaient déjà loué des places pour voir conduire, pieds et poings liés, le Béarnais à la Bastille. La déroute de l’armée ligueuse avait été si complète que, pressé d’aller chercher du secours en Picardie, Mayenne ne s’était pas mis en mesure de couvrir la capitale, et Henri IV avait failli y entrer par surprise. Le corps de ville eut l’honneur, par les dispositions qu’il prescrivit en toute hâte, d’avoir sauvé les Parisiens. Il fit tout pour stimuler leur courage
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Portrait de Alfred Maury Alfred Maury La Commune de Paris de 1588

Si le clergé continua à élire des fanatiques tels que Boucher, Genebrard et Cueilly, les politiques l’emportèrent dans les choix du tiers, et l’un des élus était l’avocat L. d’Orléans, devenu aussi implacable ennemi des exaltés qu’il avait été dans le principe ardent ligueur.
Les états-généraux réunis à Paris, en mettant dans toute leur nudité l’impuissance des partis et l’astuce des prétendans, donnèrent le coup de grâce à la ligue, au lieu de la sauver. Le ridicule, qui en France tue plus une cause que les bonnes raisons, enleva toute autorité et tout prestige à cette assemblée.
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Portrait de Alfred Maury Alfred Maury La Commune de Paris de 1588

L’autorité avait perdu de sa force, la couronne de son prestige. Henri III semblait prendre à tâche par sa conduite privée de se rendre méprisable. L’insubordination était générale ; elle éclatait dans le clergé, dans la noblesse, dans la bourgeoisie ; on avait comme pris l’habitude de la révolte. Le roi de Navarre, maintenant l’héritier du trône, avait été rebelle à son souverain ; Henri de Guise le devenait à son tour, et cette désobéissance à l’autorité légitime était d’autant plus redoutable qu’elle se couvrait du manteau de la religion.
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