Albert Réville,
Le Sentiment religieux et sa valeur en philosophie
“ Si l’objet de la religion est infini et parfait, — et il doit l’être, ou bien le sentiment religieux est menteur, — il faut se dire d’avance que, quelque habileté dialectique dont on fasse preuve, on se trouvera tôt ou tard en face de l’incompréhensible, bientôt de l’inconciliable. Si notre esprit tend à l’infini, s’il le cherche, s’il le conçoit, s’il l’aime, il n’est pas lui-même infini, il ne l’est pas du moins en acte, dans sa réalité présente, et par conséquent l’intelligence ne peut saisir la réalité divine que d’une manière fragmentaire. ”
