Jean Camus

Élements biographiques

Jean Camus Isolement et psychothérapie, traitement de l'hystérie et de la neurasthénie… (1904)

Plus on s'écoute et plus on se rend malade. Dans la maladie on s'accoutume facilement à s'écouter trop minutieusement, on oublie les forces qui nous restent et on insiste sur tous les sentiments désagréables au lieu de détourner son attention et de se distraire. C'est ainsi que l'âme tombe dans l'inquiétude et l'abattement et perd tout ce qu'il lui reste de force et de raison.
Source : Gallica

Jean Camus Isolement et psychothérapie, traitement de l'hystérie et de la neurasthénie… (1904)

Il n'est rien de plus curieux et à la fois de plus triste et de plus digne de pitié, que cette association entre la malade et son égoïsme d'un côté et la personne bien portante et son dévouement exagéré de l'autre... La patiente souffre de la colonne vertébrale, on la presse de se reposer. Elle ne peut pas lire, celle qui s'est constituée sa garde-malade lui fait la lecture. La lumière lui fait mal aux yeux, sa mère s'enferme avec elle toute la journée dans une chambre obscure.
Source : Gallica

Jean Camus Isolement et psychothérapie, traitement de l'hystérie et de la neurasthénie… (1904)

Ce qu'on appelle se réveiller à volonté doit se rapporter à l'influence d'une idée d'attente, qui se produit au moment où l'on s'endort. Bien des personnes sont certaines de se réveiller le matin à une heure déterminée: il leur suffit, pour y arriver, de fixer fortement l'attention, juste au moment de s'endormir, sur l'heure qu'elles ont en vue. C'est là une preuve excellente, que l'activité mentale s'exerce sans qu'il y ait conscience de la manière dont elle le fait ; et en effet, le sommeil dure encore au moment où l'idée latente se met à agir".
Source : Gallica

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