Édouard Meyer, Traité des opérations qui se pratiquent sur l'oeil… (1872)
“ Il est vrai qu'il faut pouvoir compter sur la patience et la docilité des malades, et que notre plus grand obstacle se rencontre souvent dans leur jeunesse. De là aussi le conseil généralement donné de retarder l'opération jusqu'à un âge plus avancé. Mais, en donnant ce précepte, on n'a pas tenu compte de ce fait, que plus le strabisme dure, plus le malade s'habitue à supprimer mentalement l'image rétinienne de l'oeil dévié. Cette suppression amène rapidement la faiblesse de l'oeil dévié qui augmente vite, et nous explique l'absence fréquente de la vision binoculaire dans les cas de strabisme. ”
