Résumé

Édouard Meyer Traité des opérations qui se pratiquent sur l'oeil… (1872)

Il est vrai qu'il faut pouvoir compter sur la patience et la docilité des malades, et que notre plus grand obstacle se rencontre souvent dans leur jeunesse. De là aussi le conseil généralement donné de retarder l'opération jusqu'à un âge plus avancé. Mais, en donnant ce précepte, on n'a pas tenu compte de ce fait, que plus le strabisme dure, plus le malade s'habitue à supprimer mentalement l'image rétinienne de l'oeil dévié. Cette suppression amène rapidement la faiblesse de l'oeil dévié qui augmente vite, et nous explique l'absence fréquente de la vision binoculaire dans les cas de strabisme.
Source : Gallica

Édouard Meyer Traité des opérations qui se pratiquent sur l'oeil… (1872)

C'est dans ces circonstances que l'on a réussi, par l'iridectomie, à mettre fin à l'inflammation violente qui tend à envahir toutes les membranes vasculaires de l'oeil et à remplir le corps vitré d'opacités fines, mais très-nombreuses. Cette opération agit-elle en modifiant les conditions de circulation dans l'intérieur de l'oeil? Amène-t-elle une détente favorable dans le tissu musculaire qui constitue l'iris? Agit-elle par l'excision des filets nerveux qui président à la sécrétion des liquides internes de l'oeil ? C'est là un problème que la science actuelle n'a pas encore résolu.
Source : Gallica

Édouard Meyer Traité des opérations qui se pratiquent sur l'oeil… (1872)

D'après les belles paroles de M. de Graefe, c'est un devoir de piété de ne pas oublier que la méthode par abaissement a rendu la vue à des millions d'individus atteints de cataracte ; mais il est certainement encore un plus grand devoir à remplir vis-à-vis de l'humanité, c'est d'abandonner cette opération, lorsqu'il est indubitablement prouvé qu'une autre méthode l'emporte sur elle par un très-grand nombre de succès.
Source : Gallica

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