Nerf cutané

Définition et enjeux

Portrait de Alfred Richet Alfred Richet Traité pratique d'anatomie chirurgicale… (1866)

La théorie indique donc qu'il serait au moins inutile d'essayer de souder un nerf cutané, par exemple, destiné à la sensibilité, à un nerf mixte ou musculaire ; mais je vais plus loin, et je dis que dans le cas même où l'on réussirait à réunir deux nerfs homologues, on n'aurait pas encore rendu un grand service au malade, car tout porte à croire qu'on ne pourrait détourner utilement sur le nerf radial, par exemple, qui anime des extenseurs, une partie de l'influx nerveux que le nerf médian transmet aux muscles fléchisseurs.
Source : Gallica

Collectif Mémoires de l’Académie de Stanislas

Quand dans l’amputation de l’œil on sectionne le nerf optique, l’opéré accuse non une douleur, mais une lumière vive, éblouissante, parce que la lumière est dans ses attributs. Quand on coupe un nerf cutané, on provoque de la souffrance parce que son lot est la sensibilité générale. Ces phénomènes subjectifs ne sont pas dus à une aptitude purement fonctionnelle qui, on le conçoit, pourrait se déplacer et être acquise momentanément par tout autre nerf ; mais bien à une structure particulière que présente chacun des nerfs sensoriels dans ses épanouissements terminaux.
Source : Wikisource

Charles Dopter Troubles de la sensibilité dans la zône du nerf fémoro-cutané (1896)

Nature des troubles sensoriels appartenant à la zone de distribution du nerf fémoro-cutané.
Les troubles qu’on observe dans le domaine du fémoro-cutané, se réduisent comme pour tout nerf sensitif, à l’exaltation, à l’amoindrissement et à la perversion des fonctions de ce nerf, de manière à donner lieu à l’hyperesthésie, à l’anesthésie et à toutes les variétés de douleurs et de sensations innombrables que l’être peut percevoir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature