Résumé

Joseph Thomas De la Pendaison, étude sur les lésions du cou… (1893)

Les circonstances, la mise en scène, l'aspect du cadavre, peuvent être tels que l'on conclut crime quand il y a seulement suicide, et inversement. Pour ne parler que du cadavre, ne trouve-t-on pas souvent des ecchymoses, des traces de coups, des érosions plus ou moins superficielles, qui peuvent faire croire à une lutte, alors que ces lésions, sont le fait des mouvements inconscients exécutés pendant l'agonie ? Ne voit-on pas des individus essayer de se tuer à coups de pistolet, de couteau, par le poison, et achever de se donner la mort par la pendaison.
Source : Gallica

Joseph Thomas De la Pendaison, étude sur les lésions du cou… (1893)

IV.— Chaque fois, qu'en même temps que le sillon constaté autour du cou, on trouvera des lésions des muscles, des vaisseaux, du squelette, accompagnées d'extravasation sanguine, il sera permis d'affirmer que la mort a été causée par la constriction du cou pendant la vie.
V. — Le diagnostic de la mort par pendaison repose donc tout entier sur les lésions du cou. La difficulté peut se trouver augmentée par l'emploi d'un lien large de préférence à un lien étroit, le premier produisant beaucoup plus difficilement les lésions de la pendaison.
Source : Gallica

Joseph Thomas De la Pendaison, étude sur les lésions du cou… (1893)

Le premier de ces phénomènes amène la mort, le second produirait la perte de connaissance si rapide que l'on observe, soit sur les animaux qui servent aux expériences, soit sur les gens, qui, voulant observer sur eux-mêmes les effets de la pendaison, n'ont pu reprendre un point d'appui, et n'ont dû leur salut qu'à l'intervention fortuite d'une autre personne. Les pendus que l'on a pu rappeler à la vie sont unanimes à déclarer qu'ils ont perdu connaissance au bout d'un temps extrêmement court.
Source : Gallica

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