Achromatopsie

Définition et enjeux

Eduard Jäger Traité théorique et pratique des maladies des yeux… (1862)

Les auteurs qui ont adopté cette opinion expliquent l'achromatopsie par une altération des parties cérébrales chargées de l'élaboration des impressions faites par les couleurs. D'autres, qui placent cette faculté dans la rétine, admettent une torpidité dans les fonctions dont il s'agit et qui perdent assez de leur activité pour ne pouvoir agir isolément ou pour n'agir que d'une manière partielle. Le phénomène qui nous occupe se cache dans les secrets de la vie
Source : Gallica

Julien Masselon Manuel d'ophtalmologie : guide pratique à l'usage des étudiants et des médecins (1889)

L'achromatopsie frappe alors, en général, les malades, qui la signalent d'euxmêmes au médecin, ce qui n'a pas lieu d'ordinaire pour un scotome bien limité. A mesure que l'achromatopsie se généralise dans le champ visuel, ou qu'une échancrure se produit dans la limite de ce champ pour le blanc, nous observons, en général, une réduction sensible de la vision, un très haut degré d'amblyopie, qui feste stationnaire et n'est que médiocrement modifié par le traitement.
Source : Gallica

Émile Valude Nouveaux éléments d'ophtalmologie… (1908)

La diminution de l'acuité visuelle existe seulement de loin (PARINAUD) et tient à des troubles d'accommodation, ou bien elle se manifeste à toute distance.
La dyschromatopsie est variable suivant les sujets et le moment. Il peut y avoir achromatopsie pour une ou plusieurs couleurs. On observe parfois de l'érythropsie, de la micropsie ou de la mégalopsie.
La polyopie monoculaire montre plusieurs images, deux, trois et jusqu'à six images (ULRICH) d'un seul objet. L'interposition d'un verre coloré peut la provoquer ou la modifier (PANSIER) .
Source : Gallica

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