Jean-Baptiste Biot

Élements biographiques

Portrait de Jean-Baptiste Biot Jean-Baptiste Biot Études sur l'astronomie indienne et sur l'astronomie chinoise (1862)

Eh bien, de même, quand vous voyez les Hindous rapporter le moyen mouvement diurne de la lune, qui, de sa nature, est égal, à un système de mansions célestes d'inégales grandeurs, tellement inégales qu'on n'y peut ajuster ce mouvement que par des fictions de calcul, qui rétrécissent idéalement les plus longues et allongent les plus étroites, vous ne pouvez pas hésiter davantage à dire que l'outil n'a pas été fait pour l'œuvre, et que ce système de divisions stellaires a été originairement imaginé pour une application différente, qui n'exigeait pas leur égalité.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Biot Jean-Baptiste Biot Études sur l'astronomie indienne et sur l'astronomie chinoise (1862)

Ignorant cette circonstance, demandons à nos tables de nous indiquer le lieu où se trouvait la lune à une date très-ancienne, comme celle de l'éclipse du Chou-king, et supposons qu'elles nous la présentent alors en conjonction avec le soleil à un certain instant déterminé. Ce sera une erreur, et la vraie conjonction aura été plus éloignée de nous que cet instant-là. Car, avec nos tables imparfaites, nous attribuons à la lune un mouvement de transport, qui, dans sa constance supposée, se trouve être plus rapide qu'il ne l'a été réellement dans les temps anciens auxquels nous l'appliquons.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Biot Jean-Baptiste Biot Relation d'un voyage fait dans le département de l'Orne… (1803)

Au-dessous de la terre végétale on trouve des cailloux : rien n'annonce qu'on y trouve naturellement des substances semblables aux masses météoriques, et tous les habitans de la maison sont bien certains de n'en avoir jamais vu.
J'ai aussi un échantillon d'une pierre semblable, tombée dans un champ auprès du Fontenil : elle passa en sifflant par-dessus la tête du berger, à qui elle causa une grande frayeur, et tomba à vingt pas de lui. Les moutons, épouvantés par le bruit du météore, se serroient les uns contre les autres.
Source : Gallica

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