Jean-Baptiste Biot,
Relation d'un voyage fait dans le département de l'Orne…
(1803)
“ Au-dessous de la terre végétale on trouve des cailloux : rien n'annonce qu'on y trouve naturellement des substances semblables aux masses météoriques, et tous les habitans de la maison sont bien certains de n'en avoir jamais vu. J'ai aussi un échantillon d'une pierre semblable, tombée dans un champ auprès du Fontenil : elle passa en sifflant par-dessus la tête du berger, à qui elle causa une grande frayeur, et tomba à vingt pas de lui. Les moutons, épouvantés par le bruit du météore, se serroient les uns contre les autres. ”
