Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Biot Jean-Baptiste Biot Relation d'un voyage fait dans le département de l'Orne… (1803)

Au-dessous de la terre végétale on trouve des cailloux : rien n'annonce qu'on y trouve naturellement des substances semblables aux masses météoriques, et tous les habitans de la maison sont bien certains de n'en avoir jamais vu.
J'ai aussi un échantillon d'une pierre semblable, tombée dans un champ auprès du Fontenil : elle passa en sifflant par-dessus la tête du berger, à qui elle causa une grande frayeur, et tomba à vingt pas de lui. Les moutons, épouvantés par le bruit du météore, se serroient les uns contre les autres.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Biot Jean-Baptiste Biot Relation d'un voyage fait dans le département de l'Orne… (1803)

Le père de ces enfans revenoit de l'Aigle avec sa femme et sa belle-fille; ils entendirent tout-à-coup dans l'air un bruit de tonnerre extraordinaire, accompagné d'un roulement semblable à celui d'un grand feu dans une cheminée. Il n'y avoit presque point de nuages dans l'air, si ce n'est un petit nuage noir, et quelques autres comme on en voit fréquemment ; mais point d'apparence d'orage. Ce bruit sembloit partir du petit nuage, et s'éloignoit devant eux en soufflant et bourdonnant toujours.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Biot Jean-Baptiste Biot Relation d'un voyage fait dans le département de l'Orne… (1803)

Non seulement ils avoient vu et entendu le météore, mais les pierres tomboient en sifflant autour d'eux comme la grêle. Ils coururent à la mare, croyant que les bâtirnens étoient en feu; leur peur étoit telle qu'ils s'attendoient à périr, et ils ne parloient encore de ce phénomène qu'avec effroi.
Toutes les pierres tombées ici sont fort petites : ces gens en avoient tant ramassé qu'ils ont fini par les jeter dans la basse-cour, comme n'offrant aucun intérêt.
Source : Gallica

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