Maurice de Fleury

Résumé

Maurice de Fleury L'insomnie et son traitement (1894)

Or, la privation de sommeil — outre qu'elle est, pour la plupart, extrêmement pénible, — a, comme on sait, l'influence la plus fâcheuse sur l'état de la nutrition. Consécutive à une hyperexcitation du système nerveux central, elle engendre à son tour un état plus marqué, plus haut d'excitabilité; le mal appelle le pire : un cercle vicieux se ferme, la dénutrition par insuffisance de réparation s'établit, d'où l'épuisement et l'amaigrissement rapides chez ceux qui dorment peu ou qui dorment mal.
Source : Gallica

Maurice de Fleury L'insomnie et son traitement (1894)

On dit communément qu'on rêve quand on digère mal ou bien encore quand on se couche du côté du cœur. Disons, pour être plus précis, que l'état d'insomnie partielle ou de rêve est toujours
la pression à la radiale reflètent assez fidèlement les variations de l'énergie myocardique. Il est certain que, pendant la digestion — du moins chez les nombreux neurasthériques qu'il m'a été donné d'observer — le cœur se contracte avec plus de vigueur, que le cerveau est plus actif, que l'organisme tout entier est en tonicité plus haute.
Source : Gallica

Maurice de Fleury L'insomnie et son traitement (1894)

Et, même en dehors des névroses, ne voyons-nous pas un grand nombre de phénomènes physiologiques s'assujétir aux lois de l'habitude ?. Je ne veux citer pour exemples que l'appétit et le sommeil.
De même que notre estomac a pris coutume de
crier famine tous les midi, parce que, chaque jour, nous nous mettons à table à la même heure, de même, — c'est un fait depuis bien longtemps constaté-notre cerveau s'échappe et brise le sommeil, à la minute exacte que l'habitude lui a fixée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature