Fernand Mazade

Fernand Mazade

Résumé

Portrait de Fernand Mazade Fernand Mazade Le sommeil qui guérit (1911)

La mort est un repos. Le sommeil, non pas. Repos : ce mot renferme une idée de cessation ; il indique une inaction pleine et entière, ce qui n'existe nulle part dans l'économie animale. « La nature ne laisse jamais de vide aussi tranché qu'est celui du travail au repos », affirmait Desgenettes, à moins que ce ne soit Corvisart. Il n'y a point de lacune dans la nature. Il n'y a d'arrêt dans aucune de nos fonctions. Or, aussi bien que la respiration, que la digestion, que la circulation du sang, le sommeil est une fonction
Source : Gallica

Portrait de Fernand Mazade Fernand Mazade Le sommeil qui guérit (1911)

Diodore de Sicile et Plutarque mentionnent, eux aussi, les fétiches brillants que l'on voyait dans certains temples et les parfums merveilleux que l'on y respirait. « La vapeur de ces parfums », dit Plutarque, « s'insinuanl dans le corps au moyen du souffle, le berce d'une manière douce et insensible, l'invite au sommeil, et répand autour de lui une influence suave. Agissant aussi sur l'imagination, faculté si puissante dans les songes, ces exhalaisons la rendent en quelque sorte nette comme le miroir le plus uni ».
Source : Gallica

Portrait de Fernand Mazade Fernand Mazade Le sommeil qui guérit (1911)

Le sommeil provoqué, comme le sommeil naturel, est une fonction de réparation, une détente : il est, suivant l'expression de Lasègue, « une opération d'accumulation ».
L'hypnose calme l'hyperactivité morbide des centres nerveux, en isolant le cerveau des causes d'excitation inutiles ou nuisibles ; elle est caractérisée par l'impossibilité absolue qu'ont les sujets bien endormis de pouvoir évoquer par un effort volontaire les idées qu'ils ont dans l'esprit. Sédatif nerveux par excellence, le sommeil provoqué rend aussi plus facile la psychothérapie.
Source : Gallica

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