François Pierre, Voyage d'exploration d'un missionaire dominicain chez les tribus sauvages de l'Equateur (1889)
“ J'ai vu des Indiens absorber jusqu'à huit, dix, douze écuolles de chicha, quelque chose comme dix ou douze litres, et ne s'arrêter que lorsque l'abdomen ballonné,tendu comme la peau d'un tambour, menaçait d'éclater sous cette dilatation par trop violente! Allons, voilà mon homme lesté: la chicha l'a mis en bonne humeur, son front s'est déridé, les yeux se sont ouverts grands et bienveillants: il saute lestement sur ses pieds, court à sa lance, à ses flèches ou à son filet, et le voilà chassant ou péchant dans la forêt. ”
