G Goudareau

Résumé

G Goudareau Excursions au Japon... (1889)

A mi-côte, nous traversons un petit cours d'eau étroit et profond; la rue n'est pas très large, mais elle se continue sur une longueur
au moins égale à celle de la grande avenue de la ville basse. Le choléra a fait ici quelques victimes; nous remarquons les abords de plusieurs logements saupoudrés de chaux et arrosés d'acide phénique; mais aucune maison n'est entièrement abandonnée, chacun vaque à ses affaires, et si l'on rencontre quelques visages tristes, il n'y a rien de comparable à la désolation qui régnait hier à Yo-hita.
Source : Gallica

G Goudareau Excursions au Japon... (1889)

En sortant de ce long faubourg, la route serpente sur des contreforts successifs, mais de peu d'élévation : tantôt, taillée en corniche, elle passe au bord de la mer; tantôt, reprenant les versants intérieurs, encaissée dans un étroit vallon, elle laisse le regard du voyageur se reposer de l'immense horizon de tout à l'heure, et on se prend alors à regretter le bruit des vagues que l'on retrouvera dans quelques instants.
Source : Gallica

G Goudareau Excursions au Japon... (1889)

Je me bornerai à dire que la nature des collines coupées par la route me paraît être, à peu près la même partout; le sable domine, puis les argiles durcies dont les couches inclinées menacent, à tout moment, de glisser.
Ensuite, une continuité de poudingues de toutes couleurs; des cailloux blancs, jaunes, gris, rouges, bleus et noirs; les blocs de pierres ou rognons enfouis dans le sable, varient à l'infini de forme et de dimension : durs ici, tendres plus loin, ils font craindre sur plusieurs points par leur mélange et leur position même, de prochains éboulements.
Source : Gallica

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