Hokkaido

Définition et enjeux

René Pinon Revue des Deux Mondes

La politique du Japon ne fait que servir et suivre, — parfois à regret, car elle a conscience des dangers qui peuvent surgir, — les besoins économiques de sa population.
Dans l’archipel nippon la population s’entasse, surtout dans les îles du Sud et dans Nippon ; mais le Hokkaido (Yeso) est presque vide. Le Japonais n’émigre pas volontiers ; il préfère vivre misérablement sur ce sol natal qu’il aime et loin duquel il dépérit plutôt, que d’aller travailler sous d’autres cieux où le climat ne lui est pas favorable. Mais il y a une limite à la surpopulation.
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Georges Bruley Des Varannes Le Japon d'aujourd'hui : extraits du journal intime de M. l'abbé G. Bruley Des Varannes… (1893)

Hakodaté, devenu le centre de la nouvelle mission, a pris une grande extension depuis qu'il est ouvert aux Européens ; sa magnifique rade sert d'entrée à l'île du Yéso (appelé Hokkaido par les Japonais) , et de rendez-vous à tous les bateaux qui sillonnent les mers du Nord. Comme le climat y est sain, l'été, les bâtiments de guerre des différentes nations viennent y passer la saison des chaleurs. Il y a quarante ans, cette ville n'était qu'un village de pêcheurs : elle possède aujourd'hui une population de 56 000 habitants dont 376 catholiques.
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Joseph Dautremer L'Empire Japonais et sa vie économique (1910)

V. — En 1907, l'immigration au Hokkaido donnait un chiffre de 66.793 individus dont il faut défalquer 10.092 qui ont abandonné l'île. La population indigène de cette partie de l'Empire, les Ainos, n'est plus que d'environ 18.000 individus, à peu près autant d'hommes que de femmes ; elle tend à disparaître complètement devant l'invasion japonaise qui contribue beaucoup à leur disparition progressive en leur livrant de mauvais alcool de riz.
A part les Ainos du Hokkaido, on peut dire qu'à l'heure présente la population du Japon est homogène.
Source : Gallica

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