Résumé

Portrait de Maurice Busset Maurice Busset La technique moderne du bois gravé et les procédés anciens des xylographes du XVIe siècle et des maîtres graveurs japonais… (1925)

Il est évident, après avoir lu ces indications, que l'impression d'une gravure à la manière japonaise est un art difficile, peut-être plus complexe que la gravure elle-même. Mais à cause de cela précisément, il devient intéressant pour l'artiste, qui peut à l'infini varier ses effets et faire de chaque estampe, imprimée avec le même bois, une œuvre nouvelle. Son défaut, pour nous Européens, qui n'avons pas sous la main des imprimeurs entraînés à ce genre de travail, est de ne pouvoir fournir qu'un nombre d'épreuves limité, celles-ci devant toutes être imprimées par l'artiste lui-même.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Busset Maurice Busset La technique moderne du bois gravé et les procédés anciens des xylographes du XVIe siècle et des maîtres graveurs japonais… (1925)

La perfection mécanique du procédé photographique a tué la gravure commerciale. Comprenant enfin qu'ils ne pouvaient lutter sur ce terrain avec l'objectif, les xylographes ont fait un retour sur eux-mêmes et, par réaction, opposant le plus simple au plus compliqué, sont allés chercher leurs inspirations vers les techniques primitives : la taille d'épargne des cartiers du XIVe siècle s'allie aux noirs puissants des maîtres de Yédo.
La gravure orientale rejoint l'occidentale et de ces combinaisons nait un art de peintre. L'estampe en noir n'est plus une grisaille, elle se colore vigoureusement.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Busset Maurice Busset La technique moderne du bois gravé et les procédés anciens des xylographes du XVIe siècle et des maîtres graveurs japonais… (1925)

Mais, pour arriver à posséder entièrement ce sujet, il est indispensable d'avoir exécuté de nombreuses études d'après nature : soit à la mine de plomb, un peu à la manière des primitifs, soit au pinceau, à l'encre de Chine. C'est ici surtout que la simplification devient indispensable. La nature étant infiniment complexe, l'artiste doit avant tout synthétiser et rechercher les lignes dominantes; les grandes horizontales qui, par leur étagement, donnent la fuite des terrains, les silhouettes des bouquets d'arbres, les grandes verticales, et les obliques fuyantes des motifs d'architecture.
Source : Gallica

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