Godefroy Engelmann

Résumé

Godefroy Engelmann Manuel du dessinateur lithographe… (1824)

Loin de nous cependant l'intention de déprécier la gravure, cet art auquel nous devons tant de jouissances, de véritables chefs-d'œuvre, et qui se chargeant de la destinée des productions du dessin les a immortalisées en les multipliant. Certes, un graveur habile est plus qu'un traducteur ; il devient aussi créateur à son tour lorsque, par le seul artifice du clairobscur et d'un procédé qui ne lui permet d'employer que deux couleurs , il parvient à faire apprécier le prestige de la lumière et des ombres, et à nous faire deviner presque la magie du coloris.
Source : Gallica

Godefroy Engelmann Manuel du dessinateur lithographe… (1824)

Avant de commencer à dessiner, il convient de se précautionner d'une demi-douzaine de crayons taillés, afin de n'être pas obligé d'interrompre son travail chaque fois qu'une pointe ou s'émousse ou se casse : les parties légères dessinées avec un crayon bien éfilé tiennent mieux et offrent plus de finesse et plus d'égalité que celles qui sont faites avec une pointe émoussée.
La raison en est toute simple, plus la pointe du crayon est déliée, plus elle atteint les aspérités les moins saillantes de la pierre.
Source : Gallica

Godefroy Engelmann Manuel du dessinateur lithographe… (1824)

Nous voyons ensuite un orfèvre de Florence, Maso-Finiguera, habile dans la ciselure , et qui, pour juger de toute la délicatesse de son travail, tire avec du souffre liquéfié l'empreinte des traits creusés au burin sur le métal. Cet artiste observe que cette contre-épreuve offrait l'apparence d'un dessin ; il imagine alors d'emplir ses tailles d'une couleur noire broyée à l'huile, et de recevoir cette nouvelle empreinte sur un papier humecté et pressé sur la planche au moyen d'un rouleau.
Source : Gallica

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