Kyushu

Définition et enjeux

Kiyotsugu Kan’ami,  Cinq Nô

“ Je suis un habitant d’Umezu à l’ouest de la capitale. Je suis un fidèle [du temple] de Kitano et j’y porte souvent mes pas. Or une nuit, en un songe merveilleux, il me fut dit : « Puisque tu crois en moi, va m’honorer au temple d’Anraku en Tsukushi. » C’est pour avoir été favorisé de ce songe merveilleux envoyé par le ciel, qu’en ce moment je me rends en Kyûshû.
Il lève lentement les bras et les tenant étendus horizontalement, joint un instant les mains : c’est le dappai, sorte de salut qui suit ordinairement le nanori. Il se retourne ensuite vers ses compagnons pour le chant du michiyuki.
”
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A. Gérard,  Revue des Deux Mondes

“ C’est le Nô d’Oimatsu, c’est-à-dire du Vieux-Pin vénéré comme arbre sacré dans l’enceinte du temple d’Anraku, à Dazaifu, province de Chikuzen, dans l’ile méridionale de Kyûshù. Le Vieux-Pin et le temple même d’Anraku sont dédiés à la mémoire du grand lettré et homme d’Etat, Sugawara no Michizane, qui vécut de l’année 845 à l’année 903 de notre ère, qui fut ministre de droite des empereurs Uda et Daigo, et qui, par une intrigue de la puissante famille des Fujiwara, fut destitué, chassé du palais impérial, dépouillé de ses biens et exilé à Dazaifu. ”
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Jules Layrle,  La Restauration impériale au Japon (1892)

“ Yeyasu n'est pas plus orthodoxe en matière de religion que la plupart de ses compatriotes, qui vont du bouddhisme au shintoïsme. Il n'a pas fait décapiter les généraux chrétiens à cause de leur foi; mais, au tort d'avoir été vaincus, ils joignent celui d'être des parvenus. La disposition géographique du pays facilite le débarquement des étrangers et des armes sur les côtes de l'île Kiusiu, qui sont l'atterrissage naturel des navires venant de Chine ou d'Europe, et ce sont principalement les princes du sud, Satzuma et Nagato, qui ont toujours témoigné des velléités d'indépendance. ”
Source : Gallica

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