Kiyotsugu Kan’ami

Résumé

Kiyotsugu Kan’ami Cinq Nô

Je suis un habitant d’Umezu à l’ouest de la capitale. Je suis un fidèle [du temple] de Kitano et j’y porte souvent mes pas. Or une nuit, en un songe merveilleux, il me fut dit : « Puisque tu crois en moi, va m’honorer au temple d’Anraku en Tsukushi. » C’est pour avoir été favorisé de ce songe merveilleux envoyé par le ciel, qu’en ce moment je me rends en Kyûshû.
Il lève lentement les bras et les tenant étendus horizontalement, joint un instant les mains : c’est le dappai, sorte de salut qui suit ordinairement le nanori. Il se retourne ensuite vers ses compagnons pour le chant du michiyuki.
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Kiyotsugu Kan’ami Cinq Nô

Il ne nous reste rien de sa toute première époque; le dengaku no nô, en faveur à certain moment, a laissé peu de traces. Mais le sarugaku no nô se forma à son école et sur son modèle, et il y a lieu de croire qu’il nous en a conservé une image assez fidèle. En parlant des nô, nous ne pouvons nous dispenser de mentionner au moins les kyôgen, comédies ou plutôt farces, qui se jouent sur les mêmes scènes, a titre d’intermède entre deux pièces. De structure très simple, elles ne font guère appel qu’au comique extérieur. Leur jovialité facétieuse repose de la solennité des nô.
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Kiyotsugu Kan’ami Cinq Nô

Le shite est l’« exécutant » ; à la fois chanteur et danseur, il est, comme son nom l’indique, l’acteur principal sur lequel repose pour ainsi dire toute la pièce. Son rôle en est le centre et le pivot. Le waki, « côté », est chargé de lui donner la réplique ; il prépare la scène ; sa présence, ses questions, les incidents qu’il fait naitre fournissent au shite l’occasion ou le prétexte du chant ou de la danse.
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